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Le développement du Tourisme : grande illusion sociale&écologique, grand responsable de catastrophes à venir


Le documentaire  Arte «La Méditerranée va-t-elle passer l'été ?  » ouvre une réflexion sur le tourisme et son effet destructif : social, écologique et économique

Bateau  pollueur  de croisière
La Méditerranée : berceau des premiers échanges commerciaux et patrimoine d’une écologie marine devient le plus grand cimetière humain du monde sous la direction de l’exploitation du tourisme par les puissances financières . L'excellent documentaire de Arte  révèle comment ce qui est vendu pour un développement nécessaire à tous devient l’affaire de quelques privilégiés venant d’ailleurs laissant aux locaux vivant toute l’année : ruine, misère , maladie …
Le prolongement de cette grande illusion est déjà en cours , le tourisme devient le grand thème de nombreux  territoires . Les puissances financières ont cette capacité  de vendre l’illusion : polluer , détruire et faire payer aux consommateurs-contribuables les taxes pour réparer les dégâts .

Des décideurs élus victimes  de leurs ambitions liées à leurs carrières personnelles politiques deviennent  complices de projets qui s’avèrent destructifs après avoir servi  une minorité de privilégiés . Organiser des fêtes  ou divertissements pour  une petite minorité de privilégiés-inconscients  « d’esprit novlangue  » ne se fait pas sans asservir et ruiner les habitants locaux qui vivent toute  l’année sur les lieux et ne sont pas entendus pour leurs besoins essentiels et prioritaires.
Lorsque nous cherchons à être éclairés ( voir les articles à la suite ) des tendances et projets du développement touristique par les grandes puissances financières  nous pouvons présager qu’après le débarquement en Méditerranée l’invasion remontera dans nos territoires , car cette grande illusion destructive n’aura  jamais de fin  sans  contre partie consistant à l’organisation d’une résistance citoyenne responsable.
Devise des puissances financières d’exploitation : détruire , ruiner et asservir , jamais nourrir….
Anticipons la Résistance  organisée. Cette résistance  commencera par la construction d’une coopération des bâtisseurs de liens …. : entre élus et citoyens responsables.
Les informations : un bien commun à développer .
La Méditerranée va-t-elle passer l'été ?
La Méditerranée va-t-elle bientôt devenir la plus grande mer morte du monde ? Alors qu'elle abrite 10 % de la biodiversité de la planète, de nombreux signaux attestent que cette mer semi-fermée se trouve au bord de l'épuisement. Cette enquête accablante recense les dommages engendrés par la course au profit sur l’écosystème de la Méditerranée.
La pression démographique accrue, le tourisme de masse et l’intensification du trafic des paquebots de croisière, le bétonnage et les installations industrielles affectent la qualité des eaux de la Méditerranée. Les riverains accumulent les maladies et les conséquences sociales se révèlent aussi dramatiques : tandis que promoteurs, agents touristiques ou édiles s'enrichissent en exploitant ses ressources ou en s'emparant du littoral, d'autres s'appauvrissent, à l'instar des artisans pêcheurs confrontés à une baisse inquiétante de leur activité. Quant à la faune marine, elle disparaît peu à peu des côtes et certaines espèces souffrent plus que d'autres, comme les sardines. Voir la suite

Causeur: L’horreur touristique
Par Daoud Boughezala
Un spectre enchante le monde : le tourisme. Arpenter la planète pour en tirer des selfies au risque de la dévaster est devenu un droit de l’homme. Pour apaiser nos consciences certains écolos imaginent réconcilier nature et tourisme en transformant une partie de nos campagnes en réserves naturelles payantes. De Versailles à la Lozère, rien ne nous sera épargné.
Le monde est à vous… hélas
Mais ne nous flagellons pas trop. Comme l’indique Elisabeth Lévy, « Que l’on ne croie pas que ce monstre enfanté par la démocratisation de la consommation serait l’apanage de l’Occident. De Pékin à Riyad, de Kuala Lumpur à La Havane, des fonctionnaires se creusent le citron pour rendre attractives, accessibles et rentables, en un mot pour « valoriser », les merveilles créées par le génie humain ou divin, désormais répertoriées en tant que sites » sans autre forme de respect pour l’environnement et le patrimoine. « Cependant, les affaires de gros sous n’expliquent pas à elles seules la tolérance dérogatoire dont bénéficie le touriste, quand le travailleur est désigné comme l’agent de la catastrophe climatique. C’est qu’à l’ère du low cost et d’internet, arpenter la planète est devenu un droit de l’homme, peut-être le seul qui soit aujourd’hui supérieur en dignité à celui de la planète elle-même. Le touriste a tous les droits, y compris celui de réclamer que, dans les cathédrales, les heures des messes soient adaptées pour ne pas trop le gêner », persifle notre directrice de la rédaction. Avec notre esprit sarcastique, nous vous avons donc concocté tout un dossier d’été autour du cauchemar des vacances, ce rêve que tant d’entre nous caressaient lorsqu’il était encore inaccessible aux masses. Voir plus
Victime de son succès, la nature en Corse étouffe sous le tourisme
Par Audrey Chauvet (Reporterre)
Trois millions de touristes visitent chaque année la Corse. Cette pression humaine nuit aux sites à l’écologie fragile, comme la réserve de Scandola ou les îles Lavezzi.
    • Bastia (Haute-Corse), correspondance
Il a suffi de quelques lignes pour mettre le feu aux poudres : en décembre 2018, une étude du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) alertait sur la situation des balbuzards de la réserve de Scandola. Située sur la côte ouest de la Corse, cette réserve naturelle marine et terrestre abrite les oiseaux migrateurs pendant leur période de reproduction, du début du printemps à la mi-juillet. Une rareté en Méditerranée, où l’espèce est en déclin, et qui a fait du balbuzard l’emblème de Scandola. « À l’origine, l’étude n’était pas orientée vers le problème de la surfréquentation touristique mais plutôt sur la connaissance générale du balbuzard en Méditerranée », explique Olivier Duriez, chercheur à l’université de Montpellier et coauteur de l’étude. C’est en cherchant à comprendre pourquoi le succès de la reproduction du balbuzard à Scandola avait chuté vertigineusement ces dernières années, passant d’une cinquantaine de poussins par an dans les années 2000 à moins de dix aujourd’hui, que les scientifiques ont regardé du côté de la fréquentation touristique. Voir plus
Massacre écologique : ce décret qui menace 2.700 sites classés
Par Rachel Binhas
Un décret gouvernemental menace les sites classés en facilitant le bétonnage. Malgré les vives inquiétudes des défenseurs du patrimoine et de l'environnement, l’État ne fléchit pas. Pour l'instant ? Massif du Mont-Blanc, calanques de Marseille, dune du Pilat, plaine de Versailles… Depuis une loi datant du 2 mai 1930, ces espaces exceptionnels, véritables refuges pour la biodiversité, ne peuvent être modifiés, sauf exception. Si les petits travaux d'aménagement sont soumis au préfet départemental, les autorisations de construction, par exemple, sont présentées à l'approbation ou pas du ministère de la Transition écologique. Une manière d'éviter l'influence des acteurs locaux. Mais aujourd'hui, ces sites protégés qui font la richesse de la France sont en danger. La raison ? Le gouvernement est sur le point de faire passer (possiblement entre le 15 août et la rentrée) un décret déléguant au préfet de département la décision de permettre ou non les constructions sur les 2 700 espaces concernés. Voir plus